TERMES TECHNIQUES

INDEX DES PRINCIPAUX TERMES TECHNIQUES

LEXIQUE INTERNE CONCERNANT LES PERLES

Amage: (nm), nom japonais de la récolte de perles de culture, telles qu’elles sont obtenues dans

les fermes perlières, avant qu’elles n’aient subi les opérations de nettoyage, blanchissage,

perçage et enfilage sur fil provisoire.

Ama: nom japonais des plongeuses employées pour la pêche des huîtres dans la perliculture,

ainsi que d’autres coquillages comestibles.

Apex: sommet de la coquille des mollusques.

Appairage: (nm) ensemble constitué de deux perles assorties de même diamètre, couleur, forme et qualité. Les appairages parfait sont très rares, parce que chaque perle est unique et un

produit de la nature; l’observateur doit néanmoins ressentir une nette impression d’harmonie

visuelle entre les deux perles.

Aquaculture: Elevage et multiplication des animaux et des plantes aquatiques à des fins commerciales.

Aragonite: Carbonate de calcium entrant dans la composition chimique de la nacre et de la matière

perlière, sous forme de cristaux microscopiques. Le nom vient de la province d’Aragon,

en Espagne, où une vanété de calcaire analogue est très répandue.

Baroque: (nm et adj.) perle de formes nettement irrégulières dues aux caprices de la nature. On

appelle semi-baroques les perles dont les formes sont irrégulières mais nettement moins

prononcées et plus harmonieuses, qui se trouvent à mi-chemin entre les formes parfaites

(ronde, poire ou bouton) et les formes baroques.

Biogenèse: (nf) élaboration de substances biologiques.

Biwa: (nf) perle. Biwa est le nom d’un important lac situé au centre du Japon. Par extension, il

désigne toutes les perles cultivées en eau douce, c’est-à-dire dans un lac. La technique de

culture de ces perles se distingue par l’absence de noyau dur, seul un grefSon prélevé sur

le manteau de l’animal étant introduit dans sa gonade. A l’heure actuelle, étant donné le

taux de pollution, le lac Biwa ne produit plus de perles.

Blanchiment: (nm) voir blanchissage.

Blanchissage: (nm) (se dit bleaching en anglais) décoloration des perles présentant une couleur inesthétique

ou des taches de dépôts de matière orgrnique, par leur immersion dans une

solution d’eau oxygénée et leur exposition à la lumière. Et en général: opération qui

consiste à décolorer, par des procédés chimiques, les substances de pigmentation d’un

objet. Se pratique et est admis pour les perles.

Blister: (nm anglais) (en français: cloque, bulle); concernant les perles; boursouflure plus ou

moins convexe se produisant à la surface de la paroi interne de la coquille de l’huître. Ces

phénomènes proviennent de l’introduction de corps étrangers animaux ou végétaux entre

le manteau de l’huître et la coquille et qui se trouve recouvert de nacre. Il peut arriver

qu’une perle expulsée de la chair de l’huître, mais ayant glissé sous le manteau, soit à

l’origine de la formation d’un blister (blister perle).

Botte ou masse: (nf) (de colliers deperles) généralement, de six à vingt colliers. Colliers de perles fines

ou de culture provisoirement enfilés sans noeuds. De même couleur, forme, dimensions

et valeur, tous reliés ensemble par une surliure en forme de tresse; se dit aussi Masette.

Brucelles: (nt pluriel) pinces de différents modèles dont les extrémités en pointe sont très utiles

pour le diamantaire, surtout dans le ûi des diamants. Utilisées aussi par les gemmologues,

pour les pierres précieuses et les perles.

Byssus:(nm) situé enire les palpes labiaux et la gonade (glande sexuelle de l’huître), le pied

conique a un long sillon d’où sort un bouquet de très fins filaments, le byssus sert à la

fixation de illustre sur un substrat dur ou le fond marin. Ces filaments sont très résistants.

Calcite: (nt) concernant la nacre: la nacre perlière est constitué de calcite et d’aragonite.

Carat: Unité de poids qui est égale au 115 de gramme. Le poids des grosses perles des Mers-du-

Sud (blanches ou noues) est souvent indiqué en carats.

Cavité palléale: Autre conséquence de l’extension du manteau; il se crée, entre la masse viscérale et le pied, un espace intégré au corps mais largement ouvert sur l’extérieur. Il est dénommé

cavité palléale. Simple sillon à l’avant, la cavité palléale forme à l’anière une vaste poche

où sont regroupés divers organes.

Très malléable du point de vue de l’évolution, la cavité palléale s’est transformée de

façon spectaculaire dans les diverses classes. En ce qui concerne les bivalves, elle s’est

hypertrophiée au point de contenir tout Sanimal.

Cellules épithéliales: cellules constituant un tissu qui fait partie du manteau de l’huître qui sécrètent la nacre et la matière perlière.

Choker: (nm)rang de perles d’une longueur de 40 à 42 cm. Les perles qui le composent sont

généralement de nombre pair et ont enire elles toujours une différence d 112 mm de

diamètre. Vient de « choke »: étrangleur ou tour de cou en anglais.

Chromogène: (adj) élément dont la présence contribue à la coloration d’une gemme ou d’une perle.

Chute: (nf) collier composé de perles en nombre impair. La perle centrale est d’un diamètre nettement supérieur à ceux des autres perles qui vont en diminuant vers les extrémités avec un fort contraste. Ce S?>e d’arrangement de collier est de plus en plus rare du fait qu’il demande

beaucoup plus de main d’oeuvre pour mer les perles suivant un ordre décroissant. Dès

lors, à qualité égale, avec des colliers choker, ce type de colliers est d’un coût plus élevé

et l’on ne trouve presque plus d’entreprise au Japon pour réaliser cet assemblage jugé peu

rentable par celui qui doit réaliser le travail.

Conch pearls: (voir pink pearls).

Conchyoihe: (nt) du grec « konché »: coquille. Substance d’origine organique, disposées en fui réseau de lamelles, retenant les cristaux d’aragonite formant ainsi l’extérieur de la coquille de l’huître perlière et entrant aussi dans la constitution des perles et de nacre.

Concrétions perlières: Conglomérat de plusieurs petites perles formées initialement à proximité les unes

des autres, qui fuiissent par se souder ensemble, et que la sécrétion perlière continue et

fuut par englober dans un seul amalgame.

Densité: (nf) nombre qui indique combien de fois la masse du minéral ou de la perle est plus lourde que le

même volume d’eau : poids en grammes d’un cube de 1 cm d’arête (mesure prise à la

température de 4OC). Lepoids spéczjïque est également le rapport du poids d’un corps au

même volume d’eau à 4’C; la densité est donc aussi le poids spécifique.

Dents: Excroissance de la coquille disposée le long de la charnière. Chaque « dent » d’une valve

s’emboîte dans une « fossette » située sur la valve opposée.

Détroquage: (nm) le détroquage consiste à détacher de leur support les jeunes huîtres perlières et à les disposer, après nettoyage, dans des paniers suspendus et immergés dans la mer, pour

poursuivre leur croissance jusqu’à maturité. Ensuite, viendra la greffe pur réaliser la

future perle de culture.

Diffraction: (nf) phénomène dû aux déviations qu’éprouvent les rayons lumineux en rasant les bords d’un corps opaqueou transparent.

Diffusion: (nf) phénomène qui se produit lorsque la lumière rencontre un obstacle matériel.

Doublet: (nm) pierre ou perle assemblée ou composée, formée partiellement ou complètement de deux ou plusieurs parties de matières naturelles ou artificielles.

Dureté: (nf) résistance à la rayure et à l’usure. Autrement dit, la dureté est cette propriété que possèdent, à divers degrés, les corps solides et qui défend t’intégrité de leurs formes contre les causes de déformation permanente et l’intégrité de leur surface contre les causes de division. La

dureté est la qualité essentielle du diamant qui est le corps naturel le plus résistant à

l’usure. Il n’en reste pas moins vrai que c’est un cristal fragile et qu’un choc violent peut

en casser les pointes. En règle générale, la résistance aux chocs est inversement proportionnelle

à la dureté. Il y a deux échelles de dureté utilisées engemmologie: celle, proposée

par le minéralogiste allemand Friedrich Mohs (1773-1839) en 1822 et celle deRosival.

La dureté de la perle est de +/- 3. La résistance de la perle est renforcé par le fait de sa

structure sphérique.

Eau: (nf) (de la perle) on utilise aussi dans le même sens le terme « orient ». Propriété de la nacre de décomposer

la lumière lors de son passage au travers des cristaux d’aragonite qui la constitue.

Ce phénomène provoque une irisation diaphane. Plus les pellicules de nacres sont fines,

plus l’eau de la nacre est belle. Le terme orient est actuellement plus souvent utilisé.

Eclat: (nm) ensemble des éléments contribuant à la vivacité d’une pierre ou d’une perle. Impression visible

à l’œil nu provoquée par la réfraction et la réflexion de la lumière sur un cristal ou une

perle; intensité dont un minéral ou une perle réfléchit la lumière.

Ecloserie: (nf) lieu où sont reproduites, avec plus ou moins de succès, les conditions de reproduction et d’élevage des huîtres perlières. Bien que théoriquement simple, le processus est très délicat à mener à terme avec succès car plusieurs paramètres à contrôler entrent en jeu

tels que la température de l’eau et sa teneur en planctons dont se nourrit le naissain

(jeune huître). Le développement des larves jusqu’à complète maturité dure trois ans.

Deux techniques de fécondation sont utilisées. La fécondation naturelle stimulée ou

provoquée et la fécondation attificielle. Pour cette dernière, on fait sortir les ovules de la

gonade femelle en l’incisant ou en la pressant. Les spermatozoïdes sont extraits de la

même façon. Pour l’élevage, il est indispensable de disposer de bassins fixes en laboratoire,

couplés avec des prises d’eau, directement reliées à la mer avec différents filtres.

Actuellement, on pense que l’écloserie, lorsqu’elle sera parfaitement maîtrisée, multipliera

de façon spectaculaire la production perlière.

Endoscope: (nm) appareil mis au point à paris en 1926, par MM Chilowsky et Pemn, deux inventeurs français, pour distinguer les perles de culture des perles fines. Son principe consiste à

projeter un fin rayon lumineux d’une grande intensité et à suivre son cheminement via le

canal ou la perle a été percée dans les couches de nacre qui constituent la perle. Cet

instrument n’est utilisable qu’avec les perles percées de patt en part. Cet appareil n’est

plus disponible depuis longtemps car il utilisait des aiguilles creuses très fragiles. Il est

remplacé actuellement par le pearlscop.

Epithélium: tissu composé d’un ensemble continu de cellules recouvrant nue surface externe ou inteme.

Epizootie: Terme équivalent à épidémie mais qui ne s’emploie que pour les animaux.

Gemme: (nf) dérivé du latin « gemma ». Les gemmes sont des minéraux; elles peuvent être parfois d’origine organique. Au sens traditionnel: pierre de parure ou décorative taillée eu bas-relief (camée) ou en creux (intaille). Au sens moderne, toute pierre sculptée ou taillée, ou perle

(par extension), ayant la beauté, la rareté, la dureté et l’inaltérabilité nécessaires à son

emploi en bijouterie et joaillerie. On en dénombre une centaine. Se dit aussi d’une perle

lorsqu’elle est parfaite et qu’elle réunit autant que faire se peut, les meilleurs critères de

qualité.

Gonade: (nf) glande sexuelle de l’huître. Organe le plus propre à recevoir le noyau et le greffon en vue de la

reproduction d’une perle de culture. C’est l’équivalent chez l’humain des ovaires ou des

testicules; c’est en fait l’organe de reproduction de l’huître.

Grain: (nm) unité de poids pour les perles, qui est égale au quart du carat; soit, par exemple, une perle de

8 grains = 2 carats.

Greffe (perlière): (nf) le technicien fait une incision dans la gonade (glande de reproduction de l’huître) et y dépose le greffon (très petite partie du manteau) puis le nucléus au contact du greffon. L’opération dure environ une minute. Durant les six semaines qui suivent l’opération, le

nucléus va être tapissé par la prolifération des cellules épithéliales, ce qui va constituer

le sac perlier. Puis la nacre sécrétée va recouvrir le nucléus en couches perlieres concentriques.

On estime que 30% de réussite des greffes est actuellement un taux normal. En

dessous de 20’37, la rentabilité est compromise et un taux de réussite de 40% est exceptionnel.

En effet, de nombreuses huîtres rejettent l’intrus (le noyau greffé); d’autres ne

produisent que des perles de mauvaises qualité, principalement par insuffisance de nacre,

due à la pollution ou à un incident dans le processus de formation; d’autres enfin ne

survivent pas à la greffe. On peut également réaliser une greffe sans pratiquer obligatoirement une incision, en plaçant le greffon et le noyau près du muscle adducteur. Cependant, dans ce cas, le

phénomène de rejet risque d’être plus fréquent.

Greffeur: (nm) technicien qui réalise la délicate greffe du greffon etlou nucléw dans l’huître perlière.

Actuellement, les greffeurs chinois qui réalisent les greffes à Tahiti sont moitié

moins onéreux que les greffeurs japonais. Une école de greffeurs pour les Polynésiens

vient de s’ouvrir à Tahiti.

Greffon: (nm) fragment prélevé dans la membrane épithéliale de l’huître et introduit avec ou sans

le noyau dans la gonade de l’animal, pour former les perles de culture. Sur une huître

sacrifiée, on découpe donc des lamelles dumanteau (environ 3 x 3 mm), qui servirons de

greffon et dont la face extérieure sécrétrice sera mise en contact du nucléus.

Haliotis: dénommé aussi ormeau ou oreille de mer: coquillage de la famille des gastéropodes.

Recherché à la fois pour sa nacre, ses perles ainsi que la chair de son pied.

Hermaphrodisme: présence des deux sexes chez le même animal.

Imitation: (nf) toutepierre naturelle ou synthétique tendant à ressembler àunpierre précieuse ou à

une perle, ou se faire passer pour telle, est une imitation.

Interférences: (nf) Lorsqu’une lumière neutre frappe les couches minces d’un matériau transparent et incolore, la réflexion sur ces couches peut produire des interférences qui renforcent,

atténuent ou suppriment certaines composantes spectrales de la lumière.

La lumière résiduelle qui parvient à l’œil éveille les sensations colorées correspondantes.

L’apparition de couleurs d’interférences sur les minces couches de nacre dépend de

l’angle d’incidence de la lumière et de l’épaisseur des couches de nacre. De minuscules

irrégularités de surface, de forme ou d’épaisseur de nacre suffisent à modifier les couleurs

perçues. Chacune de ces modifications change en effet les angles de réfraction et

de réflexion de la lumière.

L’interférence provoque le chatoiement coloré de la nacre. Il provoque son irisation. Le

même phénomène se produit sur les bulles de savon, ou encore lorsque de l’huile on de

l’essence se répand sur l’eau. Visible aussi, ce chatoiement coloré sur les ailes des papillons

aux couleurs vives, ceci est dû aux minuscules écailles dont ces ailes sont revêtues.

Les plumes de paons et d’autres oiseaux contiennent des particules de pigments en

minces couches superposées. La réflexion de la lumière sur ces couches produit de magnifiques

couleurs chatoyantes.

On se rend compte que ce phénomène d’interférence qui provoque lachatoyance est plus

répandu qu’on ne le pense dans la nature. L’interférence provoque l’effet d’orient lorsque

la lumière traverse et rebondit à travers les différentes couches de la nacre de la perle.

Irisation: (nf) propriété qu’ont certains corps de diffuser la lumière blanche en rayons colorés

comme l’arc-en-ciel. La perle est irisée (voir également « interférences »).

Jauge: (nf) plusieurs jauges sont en usage pour estimer le poids ou le volume des perles, diamants

et autres gemmes. La plus simple et moins précise consiste en une série de trous

circulaires numérotées, taillés dans du celluloïd ou du métal. Les plus élaborées, telle

que la jauge à diamant Leveridge, sont des jauges millimétriques à ressort d’un type

spécial, comportant des tables de conversion des dimensions (diamètre, profondeur, etc.)

en unité de poids. Pour le bijoutier, un simple pied à coulisse millimétrique à vernier

rendra de nombreux services. Il existe à présent des jauges électroniques numériques

très précises. Voir également Leveridge. Les jauges pour les perles sont étalonnées de O

à 20 millimètres.

Kan: (nm) terme japonais. Unité de poids japonaise, égale à 1000 mommés, utilisé dans les

statistiques de production de perles de culture au Japon. 1 KAN = 3,75 kilos.

Kechi: terme japonais. On dit une  »perle Kechi ». Perle naturelle sans noyau, de faible diamètre,

de forme baroque, obtenue complémentairement et par hasard lors de la culture des

perles, lorsque des cellules épithéliales isolées forment un sac perlier dans ta chair de

l’huître. A l’origine, terme japonais signifiant « petite graine » et, par extension, signifiant

petite perle fine de forme généralement baroque

Lamellaire (stmcture): (adj) cristaux en fines échelles, plateaux ou paillettes. La nacre est formée

d’un empilement de lamelles ou de plaquettes d’aragonite.

Leveridge: (nm) nom commun donné à un petit appareil servant à mesurer les dimensions d’une

pierre même sertie. En fait, il s’agit d’une jauge, appelée également micromètre. Sert

également à mesurer le diamètre des perles. Généralement gradué en millimètres et dixièmes

de millimètre. Précédemment, il était remplacé par un petit pied à coulisse en cuivre laiton,

gradué en millimètres.

Lèvres: (nf, pluriel) (d’argent, d’or, noir) désignations imagées utilisées pour les coquillages

nacners et perliers d’Australie; des Mers-du-Sud et de Tahiti. La « Pinctada maxima » à la

nacre généralement blanche, une des plus belles du monde, est appelée lèvres d’argent

(Silver lips); certains spécimens de cette même variété, dont la nacre, présente des reflets

dorés, sont appelés lèvres d’or (Golden lips). Une autre variété de pintadines, lavPinctada margaritifera, dont la coquille est ourlée d’un filet noir, a reçu le nom de lèvres

noires (Black lips). Ce dernier produit la perle de Tahiti. Les perles de Tahiti et

D’Australie sont les plus belles du monde.

Ligament: Il unit les valves l’une à l’autre et, par son élasticité, tend à provoquer l’ouverture de la

coquille; sa forme et sa disposition sont très variables selon les espèces.

Lot: (nm) un lot peut être un lot d’origine, c’est-à-dire contenant des diamants, des pierres

précieuses ou perles venant directement du producteur, signifiant un ensemble ou une

quantité présentée par le vendeur comme non divisible.

Loupe: (nf) instmment d’optique, lentille de verre convexe et grossissante qui donne des objets

une image virtuelle droite et agrandie. Grossissement moyen préconisé: 10 x. Elle doit

aussi être aplanétique et achromatique. C’est sous l’agrandissement 10 x que, par convention

internationale, doit être déterminée la pureté des pierres et particulièrement celle

des diamants. Les perles s’observent généralement à l’oeil nu. Sauf si on doit examiner

l’orifice du perçage; la loupe, dans ce cas, sera bienvenue.

Lucidoscope: (nf) appareil mis au point par le Dr Szilard pour différencier les perles fines et les perles de culture. Son principe consiste à exposer la perle devant une lumière de forte intensité,

ce qui permet de discerner son noyau au travers des couches de matière perlière qui

l’entourent. Etant trop nidimentaire et de ce fait pas assez performant, cet appareil est

tombé dans l’oubli.

Lustre: (nm) éclat de laperle, dû à la combinaison de deux phénomènes:

– Lustre de surface: réflexion de la lumière à la surface de la perle (pouvant être diminué

par usure ou salissure, ou amélioré par un polissage de surface).

– Lustre profond: dû à la décomposition de la lumière à travers des couches perlières.

Plus les couches sont fines, régulières et transparentes, meilleur est le lustre.

Mabé: (terme japonais, employé au masculin mais plus souvent au féminin) perle – dite aussi

demi-perle – obtenue sur la surface interne de la coquille de l’huître par collage sous le

manteau d’un noyau semi-sphérique destiné à être recouvert de matière perlière. L’extraction

et la finition du mabé une fois formé est un travail délicat car elle est fragile. En

réalité, la Mabé est un doublet ou triplet car c’est un assemblage de deux ou trois pièces

collées ensemble après que celle-ci a été retirée de l’huître.

Manteau (de l’huître perlière): (nm) partie de i’organisme de l’huître qui sécrète la coquille ainsi

que la matière perlière, ce qui explique que l’on retrouve sur la perle la même apparence

(couleur et aspect) que sur la face interne de la coquille de l’huître perlière qui a produit

la perle.

Mers-du-Sud: (nf, pluriel) désignation générale de toutes lesperles produites par les grandepintadines

(Pinctada maxima et pinctada margaritifera), généralement dans les Mers-du-Sud.

Les perles blanches, dorées ou argentées sont produites par lespinctada maxima, essentiellement

d’Australie, de l’Indonésie et des Philippines; tandis que les perles des Mersdu-

Sud noires ou foncées sont produites généralement par lapinctada Margaritifera de

la Polynésie française.

Mikimoto: promoteur de la perle de culture au début du XXe siècle. Il conçut l’organisation, i’exploitation

et la promotion des perles de culture suite à la découverte et la mise au point

du processus de la perle de culture par deux autres chercheurs japonais: Misé et Nishikawa,

ce dernier étant son gendre.

Mohs (échelle de) (1820) : (nf) échelle de dureté suggérée par Frédéric Mohs il y plus d’un

siècle et toujours utilisée par les minéralogistes. Les degrés de cette échelle se réfèrent àdes valeurs de dureté (résistance à l’abrasion) et n’ont pas de signification quantitative.

Les minéraux choisis comme Mons par Mohs sont les suivants: 1. talc, 2 gypse, 3

calcite, 4 fluorite, 5 apatite, 6 fildspath, 7 quartz, 8 topaze, 9 corindon, 10 diamant

classés du plus tendre au plus dur). La perle a une dureté de +/- 3.

Mommé: (nm) unité de poids japonaise encore utilisée actuellement principalement pou les perles,

qui est égaie à 18,75 carats, soit 3,75 grammes. Tme japonais repris dans le dictionnaire

Larousse.

Morte: (adj.) se dit d’unepiem mal taillée ou ayant trop de défmts, ce qui lui enlève tout éclat

et tout attrait (dans le sens de la beauté). Se dit également d’une perle qui aurait perdu

tout son éclat, la détérioration de la surface est due à l’acidité de la peau. Cette acidité est

produite en surabondance chez certaines personnes (ceci n’est ni une maladie ni un défaut

mais une particularité) ou chez certains malades suivant des traitements médicamenteux

intenses ou importants. Mais cette détérioration peut aussi être causée par des

substances chimiques contenues dans certains parfums ou produits cosmétiques.

Muscles adducteurs: muscles qui relient le corps de l’animal à sa coquille et assurent, par leur contraction,

la fermeture des valves. Ils sont généralement au nombre de deux, mais, chez beaucoup

de bivalves, le muscle antérieur est réduit et peut même être absent. Ils laissent sur les

faces internes de la coquille des traces (impressions musculaires) généralement bien

visibles.

Nacre: (4 substance dure, à reflets irisés, riche en calcaire, produite par certains mollusques à

l’intérieur de leur coquille et utilisée en bijouterie et en tabletterie. La nacre des coquille

est faite de couches planes, tandis que lesperlesfnes, produites par les coquillages, sont

constituées par des couches sphériques et concentriques. Les perles (fines) sont donc

formées jusqu’à leur centre de couches concentriques constituées de fuis cristaux d’aragonite

disposés parallèlement les uns par rapport aux autres, dans un réseau de matière

organique chiîineuse dite « conchyoline ». Les perles de culture sont, elles, constituées

d’un noyau sphérique provenant de la coquille d’une moule du Mississippi, qui est recouverte

de la même nacre naturelle, identique à la nacre des perles fmes. La composition

de la coquille est faite d’aragonite et de calcite, deux formes cristallines du carbonate de

calcium. La nacre se compose essentiellement de cristaux tabulaires d’arago~ted isposés

en piles pyramidales (stmcture en marche d’escalier). La composition de la coquille

des huîtres est faite de calcite. Les huîaes comestibles sont de la famille des ostreiade et

la composition de leur coquille est faite exclusivement de calcite, d’où le fait que les

rares et éventuelles perles trouvées dans une huître comestible sont de faible qualité,

beauté et valeur. Les huîtres de cette famille n’ont ni pied ni byssus. Tandis que les

huîtres perlière sont de la famille despteriidae; elles ont un pied et un byssus qui les fme

sur le fond marin. La composition de leur coquille est faite d’aragonite et de calcite. C’est

la raison pour laquelle elles produisent une nacre de qualité. La couleur des perles est

semblable à celle de la nacre du mollusque sécréteur. Le plus souvent d’un blanc rosé à

argenté berles du Japon et d’Australie ou gis foncé à noir pour les perles de Tahiti).

Nacré: (adj.) qui a l’aspect, l’éclat insé de la nacre.

Nacrer: (v) traiter les fausses perles de façon à leur donner l’aspect de la nacre.

Naissain: très jeunes huîtres avant la maturité.

Noyau (dit aussi nucléus) : (nm) (concernant les perles) boule de nacre soigneusement polie,

destinée à être introduite avec le greffon dans la gonade de l’huître pour que puisse s’y

fixer la matière perlière en vue de la formation d’une perle de culture. On us’me des

noyaux sphériques pour robte~~$d~esp p eries rondes. Les noyaux sont taillés dans la coquille d’une moule d’eau douce du Mississippi qui est très abondante et cultivée là-bas

à cet effet. Cette sphère de nacre est généralement d’un diamètre variant de 3 à 9 mm. Au

noyau de nacre, le greffeur juxtapose un petit carré de chair d’environ trois millimètres

de côté du manteau d’une autre huître. Ce greffon provient de l’épith6lium palléal externe

d’une autre huître qui est sacrifiée et le tout greffé dans la gonade qui noumt le

greffon. Ce dernier forme un sac autour du noyau et le recouvre de couches perlières. La

perle de culture reste en formation de deux à trois ans dans l’huître. L’épaisseur de la

couche perlière ainsi produite est généralement. au Japon, de un demi à un millimètre,

tandis qu’en Polynésie, pour le même laps de temps, ;u le climat et l’environnement

biologique ainsi que la race de l’huître, l’épaisseur de nacre est de deux à trois millimètres.

Le diamètre de ces noyaux préparés pour la greffe perlière s’exprime en BU, terme

d’unité japonaise désignant le diamètre des noyaux de nacre: un BU = 3,5 millimètres.

Nucléus: (nm) voir Noyau.

Oeil branchial: (nm) les huîtres perlières possèdent un oeil branchial, cupule de cellules pi,mentées munies d’une lentille transparente; placée sur le premier filament branchial du côté gauche, l’oeil branchial perçoit les variations d’intensité lumineuses de son environnement

marin. Il s’agit d’une découverte récente; Voir les travaux du chercheur belge Benoît

Libert (Libert B., La perliculture en Polynésie française, 1993) ainsi que l’étude du Dr

José Caseiro (L’huîtreperlière de Polynésie française, Université claude Bernard, Lyon,

1, 1993).

Organique: (adj.) qualifie ce qui est produit par – ou a rapport avec – un organisme vivant.

Orient (essence) : : (nf) inventée en 1680 par un Français de Passy nommé Jasquin. Composée d’écailles d’ablettes (genre de petites sardines) écrasées dans de l’eau additionnée d’ammoniaque,

déshydratée par adjonction d’alcool, afin d’obtenir un concentré pâteux ayant la consistance

d’un sirop. Cette matière permit à Jasquin de réaliser les premières perles d’imitation.

Voir perle d’imitation et aussi guanine.

Orient: (nm) qualité de certaines perles qui ont la propriété de décomposer la lumière à travers

les cristaux d’aragonite, ce qui leur confire un rayonnement particulier et en efface les

contours. Plus les couches de matière perlière sont fines, plus uneperle a d’orient. L’orient

est un effet de profondeur dû à l’épaisseur de la nacre. En fait, la lumière est réfractée à

l’intérieur de la perle et réfléchie sur les couches successives d’aragonite qui provoque

une interférence. La conjugaison de ces deux phénomènes provoque de douces irisations

connues sous le nom d’Orient (voir interférnces).

Ostréidé: (nm) ostréidés: famille de mollusque comprenant les huîtres mais dont ne fait pas partie

les pintadines qui, elles, produisent la plupart des perles. Les huîtres comestibles sont

de la famille des ostréidés, ne possèdent pas de pied ni de « byssus». La composition de la

coquille est faite uniquement de calcite et de ce fait ne produit qu’une nacre friable et

terne.

Ovoïde: (adj.) en forme d’oeuf. Par exemple: appairage de perles ovoïdes.

Peacock: terme anglais signifiant paon. Par référence aux couleurs variées qu’offre les plumes de

paon: vert, rouge-aubergine et tons variés mordorés; ce terme est parfois repris dans la

conversation en français pour désigner sur une même perle cet ensemble de couleurs.

Pearlscop: (nm) nouvel appareil inventé et breveté par Monsieur A. Talay, Professeur ès sciences

physiques, résidant à Nantes. Réalisé en 1993, cet instmment gemmologique portable à

rayon laser permet l’expertise par illumination des perles, percées ou non. Le pearlscop

réunit en quelque soa le priicipe modifié du lucidoscope, dans un volume réduit à I’extrême

puisqu’il peut tenir dans la main. Son principe consiste à soumettre la perle à un

faisceau lumineux monochromatique émis par un laser à semi-conducteur afin d’observer

l’illumination qui en résulte. Le rayon émis par un laser étant monochromatique,

l’effet lumineux sera visible, quelles que soient les conditions ambiantes de luminosité.

Pélagique: qui vit en pleine eau et non posé sur le fond.

Périostracum: (nm) mot grec signifiant autour de la coquille, couche de matière organique recouvrant les couches de carbonate de calcium de la coquille. Cette croûte extérieure de la coquille est sécrétée par l’extrême bord du manteau de l’huître perlière. Le périostracum se nomme

aussi cuticule.

Perle: (nf) le mot « perle » sans autre qualificatif désigne toujours, par convention, exclusivement

la perle fine, c’est-à-dire la perle naturelle, spontanément formée dans l’organisme

d’un coquillage nacrier, sans aucune intervention de I’homme. La mention « perle de culture »

doit obligatoirement être complète quand il s’agit de perles de culture. La perle de

culture donc, avec ou sans noyau étranger, résulte de l’introduction, opérée par l’homme,

dans la gonade d’un coquillage, d’un élément (noyau, ou greffon) destiné à provoquer

artificiellement la sécrétion de la perle. La perle d’imitation est confectionnée à partir de

boules de verre opalines ou de matière plastique, enduites extérieurement ou intérieurement

d’une substance, I’essence d’Orient (voir Orient – essence d’) produisant I’apparence,

la couleur et l’effet des perles fines ou de culture. La perle est la seule gemme au

monde issue du milieu aquatique.

La perle est donc le résultat d’une réaction de l’organisme d’une huître à l’introduction

accidentelle d’un corps étranger dans sa chair. Ainsi, la perle fine est le fruit du hasard

qui trouve pour origine un grain de sable, une petite larve de ver, un très petit fragment

de corail. Tandis que ia perle de culture résulte du même phénomène provoqué par l’intervention

du greffeur.

Perles fines et perles de culture sont toutes deux enrobées de très fines et nombreuses

couches denacres naturelles. (Voir aussi àNacre). L’épaisseur moyenne d’une couche de

nacre est d’un demi micron, soit deux milles couches de nacre donnent une épaisseur

d’un millimètre.

Perle cerclée: Les perles des Mers-du-Sud présentent parfois des lignes parallèles entre elles et perpendiculaires à Saxe imaginaire de rotation de la perle.

Ces lignes peuvent se présenter sous forme de bourrelets ou plus souvent sous forme de

sillons. Un peu comme si une toupie avait été creusée, à sa surface, de sillons perpendiculaires

à son axe de rotation. On nomme ces perles, perles cerclées. Actuellement,

différentes études ont été menées (dont Caseiro « La Nacre noire de Polynésie », voir

bibliographie), mais aucune certitude absolue n’est dégagée quant au processus de formation

de ces sillons.

Perle d’imitation: (nf) « c’est vers 1680 qu’un Français de Passy, nommé Jasquin, fabricant d’objets de piété, réalisa les premières perles d’imitation. La perle d’imitation était alors constitué d’une sphère de verre creuse, obtenue par soufflage d’un tube fin, de sorte que l’épaisseur du

verre soit faible. L’essence d’Orient (voir Orient) était introduite par l’un des orifices et

répartie sur toute la surface interne de la sphère qui était alors remplie de cire blanche.

Cette production se fit jusque dans les premières années du XXe siècle et c’est à son

propos que nos proches ancêtres disaient qu »’une perle fausse casse facilement et glisse

sous la dent, à la différence d’une perle fine ». Les perles d’imitation actuelle cassent

difficilement. Les perles fines et/ou de culture crissent sous la tranche de la dent. Elle

donne une impression sableuse, dure qui accroche. Actuellement, des progrès techniques

ont été réalisés et certaines firmes japonaises et espagnoles produisent des imitations

dont le centre est constitué d’un noyau sphérique provenant des coquilles de moules

du Mississippi, enrobées de plusieurs couches de peinture synthétique incluant une petite partie d’essence d’Orient diluée. Ces imitations bien réalisées tendent à faire croire

au client potentiel qu’il s’agit de vraies perles de culture ceci, tant par le nom ressemblant

à celui de Mikimoto ou autres noms typiquement japonais que par une argumentation

publicitaire fallacieuse. Quant aux perles Majorica, il s’agit évidemment de belles perles

d’imitation.

Perliculture: (nf) néologisme composé pour désigner la technique de culture des perles.

Pied: Saillie musculaire de forme et de volume très variables, située au-dessous de la masse

viscérale; chez beaucoup de genres, le pied contient une glande byssogène qui élabore le

byssus destiné à fixer l’animal sur son support.

Pig Toe: (terme anglais) signifiant « pied de cochon », surnom populaire des mulettes vivant dans

les cours d’eau des Etats-Unis. C’est dans leur nacre que sont fabriqués tous les noyaux

des perles de culture.

Pink-pearl: (terme anglais signifiant « perle rose »). Perle sécrétée par le « strombus glgas », dont les couleurs s’échelonnent du blanc-jaune au rose-pâle. Les pink-pearls peuvent ressembler

à des boules de corail rose. Se nomment aussi conch pearls.

Pinna: (nm) mollusque abondant en Méditerranée, dont la coquille revêt une forme allongée à

la base. Recherché pour sa chair, il donne également des perles d’une structure particulière

constituée non pas de dépôts concentriques de couches de matière perlière, mais

d’une multitude de petit prismes disposés autour d’un centre, généralement de couleur

sombre rougeâtre, sans lustre, sans attrait ni valeur commerciale.

intadines (Pinctada): nom usuel de la méléagrine ou « huître » perlière. Espèce de mollusque dont proviennent la plupari des perles et des nacres. On en distingue plusieurs variétés: « Pinctada

carcharium », pêchée en Australie pour ses perles plus que pour sa nacre très mince:

« fucata », répandue sur les côtes de la Chine, du Japon, de l’Australie et de la Nouvelle-

Guinée, facilement cultivable; « irradiants », abondante sur les côtes malgaches: « maculata »,

répandue en Polynésie, donnant des perles d’un jaune doré peu apprécié, surnommées

les « perles pipi »; « margaritifera », répandue en Mer Rouge, en Polynésie, en Australie,

recherchée à la fois pour ses perles et sa coquille; cette variété est aussi pêchée au Mexique

et au Venezuela; « martensi », abondante en Chine et au Japon; « maxima », répandue

dans tout le Pacifique, de la Birmanie à l’Australie, bien nommée puisque certains spécimens

peuvent peser jusqu’à trois kilogrammes, réputée pour ses perles et pour sa nacre:

« occa », variété de Madagascar; « radiata », particulièrement abondante dans le Golfe Persique;

« vulgaris », abondante également dans le Golfe Persique, mais aussi à Ceylan et

aux Indes.

Piqué: (nm) tache interne du diamant de couleur noire, blanche ou, plus rarement, rouge-bmn,

verte ou jaune. Se dit également pour les perles: petites taches ou dépressions sur la

surface de la perle. Une perle fortement piquée, ou qui comporte de nombreuses, ou pas,

des piqûres.

Poids spécifiques: (nm) sous un même volume chaque corps a son poids propre; c’est le rapport du poids et de l’unité de volume de ce corps (voir densite3.

Poire: (nf) terme désignant la forme poire d’une perle. Les perles ont plus souvent une forme

ovoïde que « goutte ».

Pouvoir réflecteur: (nm) pourcentage de lumière réfléchie, lié à l’indice de réfraction. Selon la qualité de la nacre, le pouvoir réflecteur est plus ou moins intense et se nomme « éclat » pour la

perle ».

Proportions: (nf, pluriel) ensemble des critères de dimensions, angles et pourcentages permettant de juger si la taille d’un diamant, d’unepierreprécieuse ou d’uneperle est conforme ou non

aux proportions de la taille idéale.

Pteria penguin: espèce de coquillage bivalve répandu dans tout le Pacifique, uniquement utilisée pour la production de perles dites « mabé ». Mabé est le nom japonais de ce coquillage, qui désigne

par extension toutes les perles obtenues selon cette technique particulière, même sur

d’autres espèces de coquillages.

Pteriidae: les huîtres perlières sont des pteriidae, elles ont un pied et un « byssus ». La composition

de la coquille est faite d’aragonite et de calcite.

Pureté: (nf) qualité d’un diamant exempt d’inclusions ou de défauts. Par extension, on parle de

pureté de la surface de la perle pour préciser si elle est peu, pas ou fortement piquée (voir

Piqué).

Réfléchi (rayon): (adj) se dit d’un rayon qui est renvoyé par la surface d’un corps (pierre précieuse ou perle, entre autres). Voir réflexion.

Réflexion: (nf) sur une surface plane polie, un rayon incident est réfléchi de telle façon que l’angle de réflexion est égal à l’angle d’incidence. Dans les substances transparentes, par rapport

à la lumière réfractée, la proportion de lumière réfléchie augmente avec l’indice de réfraction

de la substance et avec l’angle d’incidence. Par exemple, pour le diamant, 17%

de la lumière d’incidence perpendiculaire à la surface sont réfléchis, tandis que pour le

quartz, moins de 5% sont réfléchis dans les mêmes conditions. La réflexion de la lumière

sur la nacre contribue à son éclat. Cette réflexion dépend de la qualité de surface

des plaquettes de nacre (planes, polies ou granuleuses).

Réfracté (rayon): (adj) rayon ayant éprouvé une déviation lors de son passage dans un milieu d’indice de

réfraction différent. Selon les différences d’épaisseur de la nacre, les rayons seront réfractés

différemment.

Réfraction: (nf) déviation due à la résistance optique qu’un milieu transparent offre à la pénétration de la lumière. La réfraction qui se produit avec la nacre contribue à l’orient de la perle.

Sac perlier: (nm) enveloppe formée par la prolifération des cellules épithéliales fixées sur un noyau, un grain de sable ou une larve, et qui sécrète par ses parois internes la matière perlière.

Soufflure fine: (nf) formation perlière pouvant atteindre un volume relativement important, provoquée par les gaz de décomposition d’un organisme animal ou végétal introduit dans la chair de l’huître et enveloppé de matière perlière. Une soufflure fine présente ainsi l’apparence

d’une grosse perle baroque, mais se caractérise par le fait d’être creuse à l’intérieur.

Strombus gigas: coquillage très répandu sur les côtes des Bahamas. Recherché pour sa chair. sa coquille d’un rose très pur et ses perles appelées pink-pearls ou conch-pearls.

Tabletterie: (nf) fabrication de petits objets soignés, en bois, en ivoire, os, nacre, plastique, par découpage, assemblage, moulage, marqueterie, incrustation, sculpture, etc. Les objets ainsi

fabriqués portent le même nom.

Tabulaire: (adj) désigne les cristaux plats. Par exemple, les cristaux constituant l’opale, la nacre de la perle.

Tamis: (nm) plaque de métal perforée de trous calibrés, de diamètres différents, pour trier les

diamants, pierresprécieuses etperles. Les diamètres des orifices sont différents suivant

les matières à trier. Soit diamants et pierres précieuses, soit perles.

Terne: (adj) non réfléchissant (éclat terne). Une perle, c’est-à-dire qui n’a pas de vie, d’éclat.

Tonalité: (nf) caractéristique d’une couleur qui désigne sa longueur d’onde dominante.

Tridacna: (nm) nom scientifique du gros coquillage dénommé vulgairement « bénitier ». Il donne

des perles de couleur rose-pâle, analogue aux pink-pearls.

Unio: variété d’unionidé, à coquille noire et irrégulière, pouvant atteindre une dizaine de centimètres, abondante dans les cours d’eau et les lacs. Extrêmement répandue en Amérique,

en Europe et en Asie, on en distingue plusieurs sous-variétés: « unio margaritifera »,

« sinuatus pictorum », « dahuricus », « dipsas plicatus ». Les perles de Chine proviennent

d’unio, ce sont donc des perles d’eau douce.

Unionidés: communément appelés moule ou mulette.