Definition de la perle fine

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LA PERLE FINE EST UNE CONCRÉTION CALCAIRE SPHÉROLITIQUE SÉCRÉTÉE NATURELLEMENT PAR DES MOLLUSQUES NACRIERS.

TOUT MOLLUSQUE POSSÉDANT UNE COQUILLE EST AINSI SUSCEPTIBLE DE PRODUIRE UNE PERLE. MAIS SEULES SONT APPRÉCIÉES CELLES QUI SONT ESTHÉTIQUES ET PÉRENNES. AUSSI, LES PINCTADINES (NOMMÉES ANCIENNEMENT « MÉLÉAGRINES »), DITES HUÎTRES PERLIÈRES, QUI VIVENT EN MER ET, À MOINDRE DEGRÉ, LES UNIOS, OU MOULES D’EAU DOUCE, QUI VIVENT EN LACS ET RUISSEAUX, SONT-ELLES LES PRINCIPALES FAMILLES DE MOLLUSQUES PERLIERS UTILISÉS. NOTONS AUSSI UN ESCARGOT DE MER, LE GRAND STROMBE, DONT LES PERLES ROSES  » PORCELAINÉES  » (PINK PEARL OU CONCH PEARLS) SONT APPRÉCIÉES MAIS ASSEZ RARES. LES PERLES FINES SONT DONC UN EMPILEMENT DE COUCHES FINES D’ARAGONITE (CARBONATE DE CALCIUM CRISTALLISÉ) EN FINS CRISTAUX MAINTENUS DANS UN RÉSEAU ORGANIQUE KÉRATINEUX DE CONCHYOLINE: LA CONCHYOLINE EST EN QUELQUE SORTE UN « CIMENT » QUI RÉUNIT LES « BRIQUES » D’ARAGONITE.

  • COMPOSITION CHIMIQUE

LA COMPOSITION CHIMIQUE DES PERLES FINES (ET DE LA NACRE), VARIE EN FONCTION DE LEUR PROVENANCE, DE L’ÉTAT DU MOLLUSQUE, ETC …

EN GROS, ELLES SONT CONSTITUÉES PAR:

– CA CO3, 82-86 %

– MATIÈRES ORGANIQUES 2-4 % – EAU 10-14 %

– OLIGOÉLÉMENTS (TRACES) 1-2 %

(EXTRAIT DE  » ELÉMENTS DE GEMMOLOGIE ‘: J.P POIROT, INSTITUT NATIONAL DE GEMMOLOGIE, PARIS, 1975, 348 P.).

LE CARBONATE DE CALCIUM (CA CO,, SE RENCONTRE À L’ÉTAT NATUREL COMME CONSTITUANT PRINCIPAL DE LA PIERRE À CHAUX, DES COQUILLAGES ET DES COQUILLES D’ŒUFS ; C’EST AUSSI LE CONSTITUANT ESSENTIEL DES CRAIES PERMETTANT D’ÉCRIRE SUR LE TABLEAU NOIR. D’UNE FAÇON GÉNÉRALE, LES PERLES SONT PRODUITES SOIT PAR DES MOULES, MOLLUSQUES BIVALVES VIVANT DANS L’EAU DOUCE (RIVIÈRES ET LACS), OU PAR DES HUÎTRES (DITES PERLIÈRES), MOLLUSQUES BIVALVES VIVANT DANS LA MER OU L’EAU DOUCE. LES PERLES FINES SONT RAREMENT PARFAITEMENT SPHÉRIQUES ET TRÈS SOUVENT DE DIMENSION INFÉRIEURE À 7MM, VOIRE 8MM DE DIAMÈTRE. CE QUI EST IMPORTANT À RETENIR, C’EST QUE LES PERLES FURENT RECONNUES PAR LES HOMMES COMME LES PREMIERS JOYAUX. IL EST AUSSI IMPORTANT DE SAVOIR QUE LA TRÈS GRANDE MAJORITÉ DES PERLES DU MONDE MODERNE (APRÈS 1920), SONT DES PERLES DE CULTURE.

SCHÉMA DES COUCHES DE NACRE, LES LAMES D’ARAGONITES SONT LIÉES PAR UN SUBSTRAT DE BIOPOLYMÈRES (CONCHYOLINE)

MICROSCOPIE ÉLECTRONIQUE D’UNE COUCHE DE NACRE EN COUPE:

UN AUTRE POINT DE VUE SUR LA DÉFINITION DE L’ORIGINE DE LA PERLE FINE

SELON LE PROFESSEUR HERDMAN QUI, EN 1903, RÉPONDAIT À L’INVITATION DU GOUVERNEMENT DU SRI LANKA D’EXAMINER LES RESSOURCES PERLIÈRES, AFFIRMAIT QUE LA THÉORIE DU GRAIN DE SABLE DONNANT NAISSANCE À UNE PERLE FINE ÉTAIT PEU PROBABLE. SELON LUI, LES STIMULATIONS PROVOQUANT LE DÉVELOPPEMENT D’UNE PERLE FINE SONT GÉNÉRALEMENT DUES À DES VERS PARASITES TELS QUE LES CESTODES, DONT LE CORPS A LA FORME D’UN LONG RUBAN, LES TRÉMATODES, VERS PARASITES POSSÉDANT DES VENTOUSES, OU LES NÉMATODES, VERS FILIFORMES À SECTIONS RONDES.

LA PRODUCTION DE NACRE ÉTANT LA DÉFENSE DU MOLLUSQUE POUR NEUTRALISER CET INTRUS IRRITANT.

(EXTRAIT DE « PEARLS, NATURAL, CULTURAL AND IMITATION’: PAR ALEXANDER E. FAM, 1986, ENGLAND, BUTTENVORTHS GEM BOOKS EDITOR; BY PETER G. READ. 150PAGES, P. 15).

LES MOTS POUR LE DIRE

IL Y A PERLE ET PERLE … POUR ÉVITER LES CONFUSIONS ET SURTOUT LES APPELLATIONS ABUSIVES, LE LÉGISLATEUR A ÉTÉ AMENÉ À METTRE LES POINTS SUR LE I.

LES PRINCIPAUX ARTICLES DU DÉCRET N068-1089 DU 29 NOVEMBRE 1968, CONCERNANT LES PERLES, SONT À CET ÉGARD INSTRUCTIFS.

ART. 8.- LES TERMES « PERLE » OU « PERLE FINE » SONT RÉSERVÉS AUX PERLES FORMÉES DANS LES COQUILLES PERLIÈRES, SANS INTERVENTION QUELCONQUE DE L’HOMME, QUELLES QUE SOIENT LA PROVENANCE OU L’ORIGINE DES PERLES.

ART. 9,- TOUTE PERLE DONT LA FORMATION DANS UNE COQUILLE PERLIÈRE EST PROVOQUÉE ARTIFICIELLEMENT PAR L’INTERVENTION DE L’HOMME, QUEL QUE SOIT LE MOYEN UTILISÉ, NE PEUT ÊTRE DÉSIGNÉE QUE PAR LA DÉNOMINATION « PERLE DE CULTURE ».

ART. 10,- LE MOT « PERLE » NE PEUT ÊTRE EMPLOYÉ POUR DÉSIGNER UN OBJET QUI N’EST PAS LE PRODUIT D’UNE COQUILLE PERLIÈRE ET QUI EST SUSCEPTIBLE D’IMITER UNE PERLE FINE OU UNE PERLE DE CULTURE, QUE S’IL EST IMMÉDIATEMENT ACCOMPAGNÉ DU MOT « IMITATION ». SONT PROHIBÉES TOUTES AUTRES EXPRESSIONS CONTENANT LE MOT « PERLE ».

UN AUTRE GRAIN DE SABLE DANS CETTE THÉORIE

J’AI EU LE PLAISIR D’ÉCHANGER DES IDÉES AVEC JOHN LATENDRESSE ET SES DEUX CHAR- MANTES FILLES GINA ET RENÉE. JOHN LATENDRESSE EST UN AMÉRICAIN PASSIONNÉ PAR SON MÉTIER DE PRODUCTEUR DE PERLES DU MISSISSIPPI. SON ÉPOUSE JAPONAISE ET SES DEUX FILLES COLLABORENT À I’EXPLOI- TATION DE CETTE TRÈS IMPORTANTE FERME PERLIÈRE. SES ANCÊTRES, PROBABLEMENT FRANÇAIS, ÉMIGRÈRENT AU CANADA PUIS AUX ETATS-UNIS, D’OÙ L’ORIGINE DE SON NOM.

11 M’A CONFIRMÉ SON POINT DE VUE À CE SUJET, ET VOICI CE QU’IL ÉCRIT:

1) ON A RETROUVÉ DES « COLLIERS » EN FORME DE GUIRLANDE AVEC PERLES NATURELLES DANS LES CACHES QUE LES INDIENS AVAIENT FAITES VERS 1500. LES TRIBUS INDIENNES AVAIENT CON- NAISSANCES DE L’EXISTENCE DES PERLES FINES DE RIVIÈRES.

2) BEAUCOUP PLUS TARD, LES TRAPPEURS ET LES EXPLORATEURS AYANT DU TEMPS LIBRE EN ÉTÉ, CHERCHAIENT À CETTE SAISON DANS LES RIVIÈRES DU MISSISSIPPI DES PERLES NATURELLES.

3) SELON LES AUTEURS DE CETTE BROCHURE, ILS AFFIRMENT QUE LES ÉCAILLES (OU PARTIES D’ÉCAILLES) DE POISSONS PEUVENT DE FAÇON NATURELLE SERVIR DE SUPPORT, POUR COMMENCER (À LA PLACE D’UN NOYAU) LA FORMATION DE NACRE PERLIÈRE.

EN EFFET, CELA POUVAIT IRRITER LE MOLLUSQUE UNIOIDÉ ET PROVOQUER L’IMPULSION QUI DONNERA NAISSANCE À UNE PERLE D’EAU DOUCE.

PAR CONTRE, SELON EUX, ILS RÉFUTENT CATÉGORIQUEMENT L’IDÉE QU’UN GRAIN DE SABLE OU QU’UN TRÈS PETIT GALET, CAILLOU DE PLAGE OU DE RIVIÈRE, POURRAIT PROVOQUER LE DÉCLENCHEMENT DE LA PRODUCTION NACRIÈRE QUI, SELON LEURS EXPÉRIENCES ET OBSERVATIONS, NE PEUT SE FAIRE QUE SOIT SUR DES NUCLEUS SEMBLABLES À DE LA MATIÈRE NACRÉE SOIT SUR DES SUBSTANCES ORGANIQUES PROTÉINIQUES.

QUI A RAISON?

« SELON NOTRE OPINION, LES DÉBRIS D’HUÎTRES OU D’ÉCAILLES DE POISSONS QUI SONT INTRODUITES DANS LES MOLLUSQUES DU MISSISSIPPI ACCIDENTELLEMENT PRODUISENT UN HAUT POURCENTAGE DE FUTURES PERLES.

A NOTRE CONNAISSANCE ET SELON NOTRE EXPÉRIENCE, UN GRAIN DE SABLE OU UN TRÈS PETIT CAILLOU NE PEUT PAS PRODUIRE UNE PERLE CAR LE NACRE N’ADHÈRE PAS À CE GENRE DE

SUPPORT.

POUR NOUS, C’EST UNE ÉVIDENCE, SELON NOS OBSERVATIONS, TANT SUR LES PERLES FINES QUE SUR LES PERLES DE CULTURE: LA NACRE N’ADHÈRE QUE SUR LES MATÉRIAUX SIMILAIRES À LA NACRE OU À DES SUBSTANCES ORGANIQUES DE PROTÉINE. (EXTRAIT DE ‘%MERICAN FRESHWATER NATURALPEARLS’: BY JAMES L. SWEANEY AND JOHN R. LATENDRESSE, AMERICAN PEARL CRÉATIONS, CAMDEN, TENNESSEE, 12 PAGES, 1982; COPY- RIGHT BY THE G.Z.A.).

SELON CE QUI PRÉCÈDE, ET AU VU DES DIVERSES EXPÉRIENCES DES JAPONAIS SUR DIVER- SES MATIÈRES PLASTIQUES, PORCELAINE OU CÉRAMIQUE DESTINÉES À ÊTRE UTILISÉES COMME IMPLANTS ET QUI N’EURENT GUÈRE DE SUCCÈS, ON PEUT RAISONNABLEMENT PENSER QU’EFFECTIVEMENT, HORMIS LES PARASITES, CE SONT LES SUBSTANCES CHIMIQUEMENT PROCHES DE LA NACRE QUI CONVIENNENT LE MIEUX COMME IMPLANT, ET QUE LA THÉORIE DU GRAIN DE SABLE RESTE À PROUVER.